Bannière Blog (1)

Débat – Le médiateur, nouveau meilleur ami de l’avocat ?

Avocat médiateur – La médiation par l’avocat. Même si les derniers chiffres sont encourageants, les avocats ont encore parfois du mal à avoir le réflexe médiation. Pourtant, ils doivent faire partie intégrante du processus pour le plein essor de ce mode alternatif au contentieux judiciaire qui a de nombreux atouts depuis longtemps maintenant avérés, parmi lesquels gain de temps, confidentialité, maîtrise des coûts et pacification consensuelle des litiges. Retour sur deux acteurs phares dans la résolution des conflits.

L’avocat médiateur, au cœur d’un processus amiable alternatif de règlement des conflits

Qu’elle soit judiciaire ou conventionnelle, la médiation et l’avocat médiateur reste une possibilité ouverte aux parties de trouver une solution à la résolution de leur conflit en amont du contentieux et, lorsque la justice est déjà saisie, de constituer une option complémentaire au juge susceptible de permettre aux parties de trouver elles-mêmes une issue au litige. Les avantages sont bien connus : pacification du conflit essentiellement ; et résolution (rapide et moins onéreuse, 8 000 € en moyenne à partager entre les parties) du litige si elle aboutit.

Pour rappel, la médiation judiciaire, instituée par la loi n° 95-125 du 8 février 1995, a été insérée par le décret n° 96-652 du 22 juillet 1996 dans le nouveau Code de procédure civile, sous les articles 131-1 et suivants qui la régissent. Depuis lors, les gouvernements n’ont eu de cesse d’en faire la promotion, récemment encore par la loi de programmation de la justice 2018-2022.

En effet, les avantages de la médiation sont nombreux. Le principal ? Rétablir la communication entre les parties et faire en sorte qu’elles trouvent un terrain d’entente en amont du procès. Attention, ce n’est pas a l’avocat médiateur de trouver la solution mais aux parties en conflit. Ce dernier doit simplement s’assurer que l’accord est de bonne foi et qu’il reflète la volonté des parties. L’accord de médiation n’est d’ailleurs pas rédigé par le médiateur mais par les parties ou leurs avocats. Et si aucun accord n’est trouvé, le médiateur informe simplement le juge de ce que les parties ne sont pas arrivées à s’entendre.

Finalement, l’avantage de la médiation avec un avocat, on le voit bien, est de trouver un terrain d’entre entre deux parties en conflit, en amont d’un procès, sous l’œil neutre d’une tierce personne, qui ne privilégiera aucune des parties. C’est également un processus rapide, puisque, sauf exception, un délai de 3 mois maximum doit être respecté. Les dernières statistiques montrent à cet égard qu’en moyenne 70 % des dossiers aboutissent à un accord, au terme d’une quinzaine d’heures.

Le rôle de l’avocat médiateur dans la médiation

La médiation et surtout la perception de la médiation par les avocats a fortement évolué ces dernières années. La preuve : de nombreux barreaux ont aujourd’hui leurs propres centres de médiation et ces centres ont généralement passé avec les juridictions des conventions facilitant la mise en place des médiations. Cette formation n’est logiquement pas sans conséquences sur le recours à la médiation, mieux formé, l’avocat y concède plus facilement et en maîtrise mieux le processus, de l’opportunité d’y recourir à la conclusion de l’accord en passant par tout le processus de médiation auquel il est forcément associé. Et les chiffres s’en ressentent puisque 68 % des avocats reconnaissent la pratiquer*. Et indice des faveurs de la médiation, certains avocats y voient aujourd’hui un potentiel de développement de leur activité professionnelle*.

Aussi, on le voit bien, le rôle de l’avocat est ici majeur dans la résolution en amont du litige : il doit non seulement informer son client de l’intérêt de la médiation en amont du procès, mais il s’en trouve ainsi également associé. Ceci n’est pas anecdotique : des statistiques ont montré qu’une médiation avec la présence des avocats des parties concernées avait 70 % de chances d’aboutir, contre 30 % pour celle l’excluant.

Informer, soutenir son client, l’avocat doit enfin concourir à la rédaction du protocole d’accord. Là encore, son rôle n’est pas anodin. C’est en effet le seul à même de garantir que les parties ont conclu l’accord en pleine connaissance de leurs droits.

Et si tout le monde s’entendait ?

La médiation n’est pas l’apanage du juge, de l’avocat, ni même du médiateur. Elle doit au contraire être la révélation et l’aboutissement d’un travail collectif. Pris isolément, elle ne présente qu’un intérêt limité, en revanche, elle s’avèrera terriblement efficace si les différents protagonistes travaillent de concert. Le chef d’orchestre est ici sans nul doute le magistrat, il ne faut pas oublier non plus les greffiers, qui sont en contact direct avec les justiciables, peut-être plus que nul autre même. Le rôle de l’avocat on l’a vu est également déterminant. Enfin, évidemment, une médiation aura plus de chances d’aboutir avec un médiateur qualifié et garant d’un juste équilibre. Là encore, les choses évoluent, puisque qu’aujourd’hui 51 % des médiateurs désignés sont issus des professions juridiques contre 49 % issu du monde de l’entreprise.

* Enquête sur les Avocats et la Médiation 2020, Village de la Justice. Précision étant faite que les pourcentages ici avancés correspondent au pourcentage de répondants.

Copie de Profession _ Avocat Entrepreneur (2)

Barème Macron – La fronde s’organise

Barème Macron : la fronde s’organise 

L’on se souvient de l’arrêt de la Cour d’appel de Rouen, qui, le 25 septembre 2019, il y a donc un peu plus d’un an maintenant, s’élevait le premier contre la « rigidité » (nous y reviendrons) du barème Macron, relevant au passage que « le contrôle de conventionnalité ne dispense pas, en présence d’un dispositif jugé conventionnel, d’apprécier s’il ne porte pas une atteinte disproportionnée aux droits du salarié concerné c’est-à-dire en lui imposant des charges démesurées par rapport au résultat recherché ». L’affirmation n’est pas anodine et doit être soulignée, elle consacre en effet une analyse in concreto, analyse qui permet au juge de fixer lui-même les indemnités de licenciement du salarié lésé en s’affranchissant donc ni plus ni moins dudit barème et de prendre en compte la réalité du préjudice subi, pour reprendre une expression largement reprise depuis. Une réparation du préjudice proportionnelle au préjudice somme toute. Logique. Pas tant que cela.

Le barème Macron au cœur de la vindicte judiciaire

Pour mémoire, depuis l’entrée en vigueur des ordonnances dites Macron de 2017, les indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse sont plafonnées et enfermées dans un barème qui ne prend en compte que deux critères : l’ancienneté du salarié dans l’entreprise et la taille de celle-ci. À cette seule lecture, l’on comprend bien la rigidité, voire l’inadéquation d’un tel barème à la réalité du préjudice du salarié licencié abusivement, âge, charges de famille, état de santé, état du marché de l’emploi…. Pour exemple, si l’on rappelle que l’on compte ici en mois de salaires bruts, le premier chiffre correspondant à l’indemnité minimale et le second à l’indemnité maximale, un salarié ayant 1 an d’ancienneté recevra, encore une fois peu importe le préjudice subi, entre 1 mois et 2 mois de salaires en indemnités de licenciement, un licenciement jugé sans cause et réelle et sérieuse, pour une entreprise de plus de 11 salariés ; entre un demi mois et deux mois pour une entreprise de moins de onze salariés. L’indemnité minimale ne bougeant pas, pour les entreprises de plus de onze salariés, et restant figée à 3 mois, quelle que soit l’ancienneté du salarié, et s’échelonnant entre 2 et 20 mois pour l’indemnité maximale, 20 mois valant pour le salarié ayant trente ans d’ancienneté. Idem pour les entreprises de moins de 11 salariés.

L’appréciation in concreto nouveau fer de lance des juges du fond

C’est de ce contexte juridique, fixé à l’article L. 1235-3 du Code du travail, qu’est née la fronde. Faisant fi de ce baromètre, les juges du fond ont ainsi décidé de continuer à déterminer par eux-mêmes le montant des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Reims, Grenoble, Angoulême, Bobigny et maintenant Bourges, l’analyse concrète semble avoir le vent en poupe. Nous mettrons ici de côté la décision des juges parisiens plus ambiguë, évoquant juste l’idée d’une réparation adéquate.

Les critères entrant en jeu ?  Ils dépendront logiquement de la situation propre à chaque salarié. Mais, classiquement, quelques « grands » critères se dessinent. Les juges prennent ainsi généralement en considération l’âge du salarié licencié, sa situation de famille, son état de santé aussi, mais pas seulement. L’arrêt du 6 novembre dernier, rendu par la Cour d’appel de Bourges, est à cet égard des plus révélateurs. Les juges ont en effet écarté l’application du barème Macron en tenant compte du critère classique de l’âge du salarié, mais en y ajoutant également ses recherches d’emploi et les tensions du marché actuel de l’emploi. Le raisonnement est dans un premier temps identique à celui des juges rouennais : « lorsqu’un licenciement est injustifié, le contrôle de conventionnalité ne dispense pas, en présence d’un dispositif jugé conventionnel, d’apprécier s’il ne porte pas une atteinte disproportionnée aux droits du salarié concerné en lui imposant des charges démesurées par rapport au résultat recherché, en l’occurrence l’indemnisation intégrale du préjudice qu’il a subi ». Et de préciser par la suite : « Or, en l’espèce, il apparaît que M. B était âgé de 59 ans au jour de son licenciement et comptabilisait 5 années d’ancienneté au sein de l’entreprise. Il justifie d’un nombre impressionnant de recherches d’emploi demeurées vaines sans qu’il puisse lui être reproché de ne pas les avoir circonscrites à son domaine de compétences, la logistique. En effet, eu égard à son âge et au marché français de l’emploi, il était de son intérêt d’étendre ses recherches bien au-delà de son domaine principal de compétences. Il ne peut davantage lui être reproché la tardiveté de ses recherches puisque, sur la période d’octobre 2019 à juillet 2020, il justifie d’au moins 177 dépôts de candidatures ».

La décision est d’une logique implacable. La difficulté à retrouver un emploi, qui plus est eu égard au contexte de crise sanitaire, risque ainsi de devenir un critère essentiel dans l’appréciation concrète des juges du fond. Et le mode opératoire qu’est l’appréciation in concreto de trouver ici tout son sens.

logiciel cabinet avocat

Un logiciel de gestion de cabinet pour performer.

Le logiciel gestion cabinet, la solution parfaite pour les cabinets qui veulent performer.

Le logiciel gestion cabinet serait-il la solution pour maintenir la compétitivité même en temps de crise ? 

Nous pouvons déjà affirmer que la période COVID a mis en lumière la nécessité de ne pas compter que sur la “présence physique” au bureau. Mais au delà de cet événement conjoncturel, il semble que les avocats et les juristes en général, galvanisés par la concurrence des legaltech, connaissent eux-même une mutation en voulant se doter d’outils numériques pour travailler plus efficacement.

Peut-on dire qu’une page se tourne ? Oui, c’est inéluctable. Toutes les professions sont touchées et le monde juridique ne fait pas exception à la règle.

Le changement prendra du temps et ceux qui auront pris le train de la digitalisation auront déjà de l’avance par rapport aux autres. Point de révolution mais une mutation des moeurs viendra peu à peu bouleverser l’organisation des cabinets.

Pourquoi opposer tradition et technologie ? Et si l’un servait à l’autre ? Et s’il était possible d’offrir un outil capable de rendre les praticiens plus performants ?

Le logiciel gestion cabinet, un atout majeur pour du télétravail efficace

Comment travailler sereinement lorsque tous les dossiers clients sont en partie papier et en partie numérique ? Ou bien classés selon la seule logique d’un collaborateur ? Jusqu’à présent, la majorité des cabinets trouvent une organisation artisanale qui fonctionne. Mais quid de l’efficacité et du risque d’erreur ?

Or, une solution de gestion cabinet en ligne rassemble au même endroit les dossiers. Il intègre aussi des moyens de communication pour appeler clients et collaborateurs. Toutes ces fonctionnalités se retrouvent sur une seule et même interface.

Il crée un environnement de travail transportable, accessible à tous, depuis n’importe où, sur ordinateur, tablette ou smartphone. Bien évidemment, l’environnement d’hébergement est sécurisé pour éviter toute intrusion tierce. Les équipes travaillent  chez eux aussi bien que s’ils étaient au bureau, avec en prime un meilleur équilibre vie professionnelle/vie personnelle. 

En effet, le télétravail est un levier de productivité chez beaucoup de salariés. Là aussi, l’avocature est dans la mouvance. Selon une étude menée chez Jarvis, 75 % des avocats envisagent la mise en place du travail au sein de leur cabinet dans les prochains mois et pour 25 % d’entre eux pour une durée supérieure à 2 jours par semaine. Les praticiens ont donc tout intérêt à anticiper cette vague de fond qui arrive.

Un changement de process pour une meilleure collaboration ?

Bien sûr, intégrer un logiciel au sein de la structure va rebattre quelques cartes en terme d’organisation. Tous les collaborateurs devront prendre en main l’outil qui finira par  faire partie de leur routine quotidienne.

L’avantage ? Sur un dossier donné, toutes les informations seront classées et centralisées. Et chaque intervenant aura le même niveau de connaissances. Mais, les relations humaines restent essentielles puisque la visioconférence, le tchat et les notifications  intégrés permettent de rester connecté et de ne rien oublier.

Un logiciel gestion cabinet performant est comme un cabinet virtuel mais en plus efficient. Il améliore le travail conjoint dans la réflexion ou la rédaction de documents juridiques, rationalise les tâches  et évite les retards inhérents à une organisation bancale. Ainsi les agendas sont synchronisés et chacun sait exactement ce qu’il a à faire, et en combien de temps.

Avec une vision à 360°, les associés ont la main sur la conduite de leur entreprise et en cas de difficulté sur une affaire, se rendent compte rapidement de la nécessité de déplacer des collaborateurs en renfort. Ces derniers seront à même de prendre facilement le train en route puisque toutes les informations seront déjà à leur disposition via l’interface.

L’automatisation et le numérique pour un travail encore plus qualitatif !

Parmi les tâches chronophages, il y a la recherche des modèles de documents, le remplissage manuel des mentions répétitives, la mise en forme d’une facture, la récupération d’éléments auprès du client. 

Ces tâches sont certes indispensables mais la valeur ajoutée pour le cabinet est limitée. Le temps perdu estimé est d’environ 40 heures par mois pour du travail annexe qui ralentit la qualité d’intervention et de conseil.

Nous en sommes certains, le logiciel de gestion contribue à l’excellence d’un cabinet. D’une part, il automatise les actions qui ne requièrent pas d’expertise et libère donc du temps pour des missions avec une réelle plus-value. D’autre part, il propose sur un espace commun des documents mis à jour pour que chacun travaille sur la même base. Enfin, il aide l’équipe à collaborer harmonieusement sur un seul et unique document. Cela évite ainsi les erreurs de versions dues à des allers/retours par mail.

L’automatisation des process dispense l’équipe des tâches rébarbatives et à fortiori leur font gagner du temps. La numérisation des outils de travail permet quant à elle d’améliorer la qualité du conseil.

Le logiciel gestion cabinet pour performer comme une entreprise

Les avocats pensent-ils à leur stratégie business ? Avant l’actuelle digitalisation, peu d’entre eux considéraient leur cabinet comme une vraie entreprise. Encore aujourd’hui, ils pensent aux honoraires mais omettent de mettre en place une stratégie génératrice de croissance.

Or, une solution digitale telle que décrite ci-dessus donne une vue d’ensemble sur l’état de santé du cabinet. C’est finalement un tableau de bord qui recense tous les dossiers en cours, le temps passé sur chacun d’entre eux, la charge de travail, les dossiers clôturés, le taux horaire moyen facturé, les facturations en cours, les impayés, la rentabilité pour chaque affaire. 

Le meilleur logiciel gestion cabinet saura synthétiser tous ces indicateurs afin que les associés puissent prendre des mesures correctives (comme récupérer les impayés qui représentent un trou de 30% dans la trésorerie) ou mener des actions stratégiques (privilégier tel dossier au lieu d’un autre qui demande plus de ressources en temps). 

Avec des données à jour, il est facile d’analyser les atouts et les points faibles de votre entreprise et manager vos équipes. L’objectif ? Profiter de cette visibilité afin de mettre en place un plan de croissance pour votre cabinet.

Copie de Profession _ Avocat Entrepreneur (2)

4 Modèles Conventions d’honoraires Avocat

4 modèles de conventions d’honoraires avocat

Téléchargez gratuitement les modèles conventions d’honoraires mis à disposition sur le site du CNB et du Barreau de Paris.

Qu’est-ce qu’une convention d’honoraires ?

Une convention d’honoraires est un contrat signé entre vous et votre client. Il doit être établit et signé dès la première consultation. C’est un gage de sérieux et une assurance pour vous, en tant qu’avocat, d’être payé par votre client.  Cette convention d’honoraires détaille les conditions de rémunération dans lesquelles vous allez traiter le dossier de votre client.

Dans cette convention d’honoraire que vous allez remettre à votre client, vous allez préciser le coût de votre prestation ainsi que le mode de calcul.

CONVENTION D’HONORAIRES SUR LA BASE D’UN HONORAIRE FIXE
AVEC EVENTUELLEMENT UN HONORAIRE DE RESULTAT

modèle de convention d'honoraires avocat
modèles de convention d'honoraires avocat
modèle de convention d'honoraires avocat

CONVENTION D’HONORAIRES AU TEMPS PASSÉ

CONVENTION D’HONORAIRES AU FORFAIT

Convention d’honoraires sur la base d’un honoraire fixe
avec éventuellement un honoraire de résultat (CNB)

Copie de Profession _ Avocat Entrepreneur (2)

Pourquoi un logiciel facturation avocat est indispensable pour un cabinet ?

L’indispensable logiciel facturation avocat pour un cabinet

Le logiciel facturation avocat est le meilleur ami d’un cabinet en bonne santé.

Comme nous le savons tous, les avocats ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche. Et sans facturation, point d’honoraires. Alors pourquoi diable cette tâche est vue comme la bête noire dans leur to-do list ?

Sans doute parce que le temps qui y est consacré en enlève pour des missions plus essentielles : instruction des dossiers, rendez-vous client ou bien encore la stratégie de croissance du cabinet.

Oui mais… Rentrer de l’argent “physiquement” fait partie de la vie de toute entreprise qui a envie de survivre et de s’épanouir. Certes, tous les cabinets n’ont pas un service comptable dédié et les plus petits d’entre-eux doivent tout faire eux-même, en plus du travail de conseil.

Mais voilà, cette étape n’en est pas moins incontournable. Alors autant se retrousser les manches et trouver l’outil qui les dispensera de ce travail répétitif.

Le logiciel facturation pour avocat ou comment gagner du temps

Le chemin pour facturer un client ressemble un peu au parcours du combattant : remplir les mentions obligatoires, calculer les honoraires en HT et en TTC, envoyer la facture, surveiller l’encaissement, relancer les impayés, transférer l’ensemble au comptable. Et tout ça, pour chaque client que la terre ait connu.

Alors, pourquoi ne pas profiter des bienfaits de la technologie et de l’innovation ? En effet, un simple logiciel peut pré-remplir toutes les données obligatoires de la facture. Surtout, il fait à la place de l’humain les tâches rébarbatives de calcul et d’édition. Cela en seulement quelques clics sur votre téléphone où que vous soyez géographiquement.

Par ailleurs, le système se synchronise automatiquement avec les fonctionnalités qui suivent les dossiers en instantané. Un dossier est clôturé ? Cela déclenche systématiquement la facturation. Adieu la charge mentale de la comptabilité !

Editer des factures rapidement : la promesse d’un logiciel de facturation avocat

Chacun son métier. Et les collaborateurs ont mieux à faire que de calculer des additions ou des pourcentages.

La digitalisation a cette faculté d’éditer un nombre de factures à la minute qu’un humain rapide en dactylo serait incapable de produire. Un logiciel de facturation avocat industrialise l’édition de factures et exporte les données vers n’importe quel outil de comptabilité.

Outre le gain de temps, la lisibilité est également très claire grâce à la centralisation de toutes les informations primordiales. Un tableau de bord récapitule la liste des clients à facturer, les conditions tarifaires négociées avec eux et l’historique des paiements. 

Ne plus perdre de l’argent et piloter en temps réel la trésorerie de son cabinet

Les cabinets, comme toute entreprise, fait face à un phénomène qui tue la trésorerie. Oui, nous parlons bien des impayés qui représentent 30% en moyenne de manque à gagner. Or, la trésorerie est le nerf de la guerre surtout en cette période où la digitalisation du droit fait naître des concurrents qui lorgnent sur le marché des avocats (sans parler de la morosité liée au COVID).

Facturer est déjà une tâche ingrate. Mais faire des relances et le suivi le sont encore plus. Un logiciel de facturation avocat prendra en charge l’ensemble de ces tâches chronophages. Le gain de l’opération ? 30% en moyenne en plus dans le chiffre d’affaires du cab.

Cet outil donne aux associés la possibilité de voir en direct la situation de la trésorerie. Et donc d’identifier les parts de marché lucratifs et mener les actions adéquates pour la croissance du cabinet grâce au temps gagné sur la facturation.

Sans titre (16)

Pourquoi choisir un logiciel avocat pour la conduite de son cabinet ?

Pourquoi choisir un logiciel avocat pour la conduite de son cabinet ?

Le logiciel avocat prend d’assaut les cabinets. Les avocats prennent conscience que la pratique juridique doit se digitaliser afin de rivaliser avec les legatech. Ces dernières ont clairement le vent en poupe et prennent de plus en plus de place dans le paysage juridique.

Parce que oui, le droit connaît une vraie mutation. Il est donc urgent de prendre le train de l’innovation. Les cabinets qui l’ont compris ont déjà une longueur d’avance sur les autres afin de ne pas perdre des parts de marché.

Force est de constater qu’un logiciel de gestion avocat n’est pas cher payé par rapport aux bénéfices que les praticiens peuvent en tirer. 

Meilleure organisation, gain de temps, productivité sont l’apanage de ces logiciels et cela dans une optique plus que louable : mieux conseiller son client.

Un logiciel avocat pour améliorer l’organisation du cabinet et favoriser la collaboration dans l’équipe

Eviter les incessants allers-retours par mail avec les collaborateurs ? Arrêter de perdre du temps à chercher rageusement des documents ? C’est ce que vous promet la technologie ! Ainsi, une machine digne de ce nom regroupe toutes les données au même endroit. L’avantage ? Chaque avocat a exactement le même niveau de connaissances.

La digitalisation du travail simplifie la communication au sein du cabinet et optimise la gestion d’un dossier. Chacun sait ce qu’il a à faire au bon moment. Adieu les quiproquos et les informations éparses ! Le travail collaboratif est évidemment plus performant et enlève de la charge mentale dans le traitement d’une affaire.

C’est finalement un moyen incontournable pour moderniser la conduite des dossiers grâce à une coordination millimétrée qui ne laisse aucune place au hasard. Comme un capitaine de son navire, les associés ont un vrai tableau de bord pour garder le cap du cabinet.

Un logiciel d’avocat en ligne pour une meilleure productivité et un gain de temps accru

Un logiciel avocat bien choisi modernise la façon de gérer une affaire non seulement avec les collaborateurs mais également avec les clients. Ainsi, le transfert des documents ou l’échange sur les éléments essentiels du dossier ne sont plus des missions rébarbatives. Le logiciel pour avocat est là pour faciliter ce type de démarches.

Ce dernier soulage l’équipe des tâches chronophages. Il peut reporter ce gain de temps sur des missions qui apportent par conséquent une vraie plus-value pour les clients. En effet, la mission de conseil de l’avocat reprend tout son sens ici. Les décisions sont prises avec beaucoup plus de sérénité et de réflexion.

Par ailleurs, en ayant une vision panoramique et immédiate des tâches en cours, un cabinet prend connaissance de ses points d’amélioration en tant qu’entreprise. Par exemple, il existe des données sur le temps passé sur un dossier, les volumes d’affaires en cours et les facturations à clôturer. Autant d’indicateurs à surveiller pour rendre un cabinet compétitif.

Un outil pour travailler de n’importe quel endroit : vive le télétravail

Avant que le terme “télétravail” n’apparaisse, certains professionnels du droit emportaient déjà des dossiers chez eux . Toutefois, ce mode de travail n’était pas institutionnalisé et il est encore actuellement exceptionnel.

Mais les temps changent et les cabinets s’ouvrent peu à peu à ce nouveau fonctionnement. Le confinement a révélé au grand jour que la présence “physique” n’était pas nécessaire pour bien travailler. Au-delà de cet événement conjoncturel- le confinement- le télétravail est très bon pour la productivité et le bien-être des équipes à condition de travailler avec un outil adéquat.

Un logiciel d’avocat en ligne sera à même de répondre aux attentes d’un cabinet. La centralisation sécurisée des documents, les moyens de communication intégrés (comme la visioconférence) et la gestion des dossiers en mode projet avec les collaborateurs sont des fonctionnalités indispensables pour un télétravail efficace.

Et vous ? Vous vous y mettez quand ?

avocat entrepreneur

La communication 2/2 – Les moyens de communication

La communication chez l’Avocat 2/2 – Les moyens de communication

Vous avez défini l’offre commerciale qui vous correspond et vous permettra de vous différencier. L’enjeu est maintenant de la faire connaître en utilisant tous les moyens de communications à votre disposition.

Comme évoqué précédemment, l’avocat peut aujourd’hui communiquer davantage, pourvu qu’il respecte les règles de la profession. Celles-ci sont résumées dans le vademecum du Conseil national des barreaux, pour plus de détails : http://encyclopedie.avocats.fr/GED_BWZ/107763592594/CNB-2016-03-17_Ru_Communication-des-avocats-Vade-mecum[Version-2016-03-16][P].pdf

Mon propos n’est pas de dresser ici un inventaire exhaustif des solutions avocats. Mon ambition est plutôt de vous inciter à mettre en place une communication séquencée en ayant recours aux différents canaux de manière hiérarchique, afin que vous puissiez vous en servir par ordre de priorité.

A peine installé.e.s, la plupart des avocat.e.s se précipitent pour créer leur propre site Internet. Ce ne devrait pas, selon moi, être leur priorité ! Pour être abouti, un site Internet nécessite une réflexion et un investissement relativement important : définition d’une charte graphique, écriture des textes, prise de photos…

Résistez aux démarchages incessants dont vous ferez l’objet ! Surtout s’il s’agit d’offres par abonnements qui se révéleront finalement très coûteuses… Être présent sur la toile est indispensable, mais vous n’êtes pas obligé d’opter dès le démarrage pour un site Internet.

 

Etre référencé sur Internet pour être joignable

 

Au début de votre installation, la priorité est d’être joignable. En 2020, la plupart de vos clients préféreront le téléphone ; plus de 8 clients sur 10 dans mon cas.

Une fois votre ligne téléphonique activée, vous pourrez donc vous référencer sur les annuaires professionnels. La plupart sont gratuits : celui de votre barreau, bien sûr, celui du portail du CNB (www.consultation.avocat.fr), l’indispensable Google my business et toujours les Pages jaunes.

Si ce n’est pas déjà fait, veillez à compléter votre référencement avec la création d’un profil LinkedIn.

Sur tous ces supports, soignez votre image. Votre profil doit être complet, illustré d’une photo récente et professionnelle, vos informations et vos horaires seront renseignés et à jour.

 

Sortez du lot et affirmez votre légitimité

Référencer votre propre site Internet sera long et coûteux. En revanche, vous pouvez rapidement émerger sur la toile en rédigeant des articles de fond. Vous les publierez sur différents sites qui seront consultés par les justiciables (et quelques confrères et consœurs) en recherche de conseils : Village de la Justice, JuriTravail, le site du CNB…

Ces médias ont l’avantage d’être gratuits. Grâce à votre profil LinkedIn, vous relaierez facilement vos publications pour atteindre davantage de monde. Evitez bien évidement le « contenu dupliqué » qui vous pénaliserait en termes de référencement : ne publiez chaque article que sur un seul site.

La réputation d’un avocat s’effectue aussi en ligne : n’hésitez pas à solliciter vos clients afin qu’ils laissent un avis positif notamment sur votre page Google.

A ce stade, si vous souhaitez créer un site Internet, un site vitrine suffit amplement. Il s’agit d’une à deux pages, comportant votre présentation et les moyens de vous contacter.

 

Gagner de nouveaux clients sur Internet

Vous souhaitez accélérer votre développement ? Je vous livre d’autres astuces, à adapter à votre activité bien sûr, selon le temps et les moyens que vous pouvez y consacrer.

D’abord, il peut être intéressant d’enrichir le contenu de votre site internet : plus de pages, avec plus de détails sur vos domaines d’activité. C’est également le bon moment d’investir dans de la publicité ciblée à partir de mots clés sur les moteurs de recherches (campagne « adwords »).

L’envoi d’une lettre d’actualité à vos clients peut crédibiliser encore davantage votre cabinet. Afin de gagner du temps, celle-ci peut reprendre le contenu de vos derniers articles en les adaptant à vos contacts.

 

Se faire connaître en dehors d’Internet : « qui sort s’en sort »

Tout ne se joue pas sur le net et heureusement. Il est important d’investir « hors ligne », pour faire des rencontres, développer votre réputation et gagner de nouveaux clients.

Inscrivez-vous à des permanences d’accès au droit, pour aller à la rencontre de vos clients. Rejoignez des réseaux professionnels qui vous correspondent et qui créeront de nouvelles occasions. Rencontrez des entrepreneurs, des responsables associatifs ou politiques, selon le droit que vous exercez.

Si vous aimez transmettre, donnez des cours à la faculté. Votre vision concrète du droit pourra aider plus d’un étudiant à appréhender des matières parfois hermétiques. La préparation des cours vous stimulera intellectuellement. Et comme parfois, en donnant, on reçoit, vous n’êtes pas à l’abri de faire de belles rencontres, pourquoi pas de futurs stagiaires/collaborateurs ou de futurs professionnels qui auront besoin de vos services…

Enfin, ne négligez pas les rencontres entre confrères, car l’entraide pourra s’avérer un atout dans bien des circonstances.

A propos de l'auteur

avocat entrepreneur

Présentation et introduction de Maître Chloé Schmidt-Sarels.

Diplômée du CAPA en 2012, je ne souhaitais pas du tout exercer en tant qu’avocate. J’ai donc démarré ma carrière professionnelle en tant que responsable juridique d’une start-up.

Après une expérience très enrichissante un besoin d’autonomie et une certaine nostalgie pour le droit public m’ont amenée à m’installer en tant qu’avocate libérale.

avocat entrepreneur

La communication chez l’Avocat 1/2 – Se différencier

La communication chez l’Avocat 1/2 – Se différencier

Comme vous le savez, depuis 2014, l’avocat a le droit de communiquer. Si cette communication est autorisée, elle est malgré tout strictement encadrée par les textes. Cela nous vous empêchera heureusement pas de communiquer de différentes manières pour faire connaitre votre message (nous y reviendrons dans un prochain article).

Aujourd’hui, dans le brouhaha général, et quel que soit le marché que vous avez choisi, il y a fort à parier que vos prospects n’auront que l’embarras du choix. Vous devez donc mettre au point un message qui attire leur attention : seule manière d’être celle ou celui qu’ils choisiront.

Se différencier pour exister 

Comme expliqué précédemment (ndlr article 2), vous présenter comme « un avocat en droit de la famille », comme « un avocat en droit administratif » ou exerçant en « droit du travail » est un bon début. Cela ne suffira malheureusement pas à vous permettre d’émerger. Il est important de construire un message distinctif pour être rapidement remarqué et identifié.

Un avocat en droit social peut ainsi se placer comme défenseur des salariés ou, au contraire,  défenseur des employeurs. Un avocat en droit de la famille peut communiquer sur un aspect particulier (divorces internationaux…). L’avocat en droit pénal peut évidemment se présenter comme avocat de la défense ou de la partie civile. Quant au droit des affaires, il offre la possibilité de présenter une offre circonscrite comme la propriété intellectuelle, les entreprises en difficultés ou par exemple encore le droit pénal des affaires. Cherchez bien, tous les domaines du droit se prêtent à cet exercice de ciblage.

En fonction du marché que vous avez ciblé, il peut être pertinent de renforcer vos compétences en les adaptant. Forte d’un DU de droit rural, j’ai ainsi pu pratiquer un droit de l’urbanisme davantage tourné vers le monde agricole. A titre personnel, si ma volonté n’a jamais été d’exercer uniquement en droit rural, mon installation dans une zone proche de la campagne m’a conduite à me perfectionner dans cette matière.

Simplifier et rendre accessible son message

Pour être compris et percutant, veillez à présenter votre message dans l’intérêt de celles et ceux pour qui vous agirez. Pour simplifier votre message, demandez-vous comment vous présenteriez votre activité à vos parents (ou à vos enfants). Diriez-vous que vous que vous êtes « un avocat spécialiste du droit du travail côté salariés » ou « un avocat qui défend les salariés dans leurs conflits avec leurs employeurs » ? Pénaliste, vous pouvez dire que vous accompagnez les parties civiles depuis le dépôt de plainte jusqu’à l’exécution du jugement. Intervenant en propriété intellectuelle, que vous aidez les entreprises à protéger leurs marques etc.

Vous présentez sera d’autant plus facile que vous aurez bien réfléchi à votre offre, vos compétences et vos motivations (cf. articles 1 & 2). Cette présentation découle des précédentes étapes exposées (définition sommaire de votre offre, confrontation au marché, affinage de votre offre, qui devient « remarquable »).

Si vous souhaitez devenir un expert du marketing remarquable et « disruptif », je vous invite à découvrir la vision du marketing de Seth Godin, l’auteur de « La Vache Pourpre » https://www.conseilsmarketing.com/referencement/critique-du-livre-the-purple-cow-de-seth-godin/.

Avocat de formation, vous avez sûrement l’impression que mes conseils sont bien trop éloignés de vos préoccupations. Il est vrai que Seth Godin a inspiré beaucoup plus de start-upper que de ténors des barreaux. Vous êtes sûrement sceptique ou inquiet. Pas de panique ! Il est on ne peut plus normal d’avoir peur! Ne vous inquiétez pas, une offre qui rate sa cible sera aisée à changer et à peu de frais. Et si vous ratez, pas de problème. Avant de réussir, Thomas Edison n’a jamais échoué mais « a trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnaient pas ». L’avantage de notre métier intellectuel et immatériel est que nous n’avons pas à investir dans une nouvelle machine ou à créer un produit manufacturé qui a nécessité 3 ans de recherches et développement. Testez votre offre et vous verrez !

De plus, rien ne vous empêchera, au moins dans un premier temps, de continuer à exercer dans d’autres domaines que ceux que vous aurez mis en avant. Mais ce « ciblage » vous permettra d’impulser à votre cabinet une dynamique, une couleur, en un mot : une signature. Il s’agira ensuite d’utiliser un maximum de leviers de communication pour faire connaître cette signature.

A propos de l’auteure

avocat entrepreneur

Présentation et introduction de Maître Chloé Schmidt-Sarels.

Diplômée du CAPA en 2012, je ne souhaitais pas du tout exercer en tant qu’avocate. J’ai donc démarré ma carrière professionnelle en tant que responsable juridique d’une start-up.

Après une expérience très enrichissante un besoin d’autonomie et une certaine nostalgie pour le droit public m’ont amenée à m’installer en tant qu’avocate libérale.