blog3

La communication 2/2 – Les moyens de communication

La communication chez l’Avocat 2/2 – Les moyens de communication

Vous avez défini l’offre commerciale qui vous correspond et vous permettra de vous différencier. L’enjeu est maintenant de la faire connaître en utilisant tous les moyens de communications à votre disposition.

Comme évoqué précédemment, l’avocat peut aujourd’hui communiquer davantage, pourvu qu’il respecte les règles de la profession. Celles-ci sont résumées dans le vademecum du Conseil national des barreaux, pour plus de détails : http://encyclopedie.avocats.fr/GED_BWZ/107763592594/CNB-2016-03-17_Ru_Communication-des-avocats-Vade-mecum[Version-2016-03-16][P].pdf

Mon propos n’est pas de dresser ici un inventaire exhaustif des solutions avocats. Mon ambition est plutôt de vous inciter à mettre en place une communication séquencée en ayant recours aux différents canaux de manière hiérarchique, afin que vous puissiez vous en servir par ordre de priorité.

A peine installé.e.s, la plupart des avocat.e.s se précipitent pour créer leur propre site Internet. Ce ne devrait pas, selon moi, être leur priorité ! Pour être abouti, un site Internet nécessite une réflexion et un investissement relativement important : définition d’une charte graphique, écriture des textes, prise de photos…

Résistez aux démarchages incessants dont vous ferez l’objet ! Surtout s’il s’agit d’offres par abonnements qui se révéleront finalement très coûteuses… Être présent sur la toile est indispensable, mais vous n’êtes pas obligé d’opter dès le démarrage pour un site Internet.

 

Etre référencé sur Internet pour être joignable

 

Au début de votre installation, la priorité est d’être joignable. En 2020, la plupart de vos clients préféreront le téléphone ; plus de 8 clients sur 10 dans mon cas.

Une fois votre ligne téléphonique activée, vous pourrez donc vous référencer sur les annuaires professionnels. La plupart sont gratuits : celui de votre barreau, bien sûr, celui du portail du CNB (www.consultation.avocat.fr), l’indispensable Google my business et toujours les Pages jaunes.

Si ce n’est pas déjà fait, veillez à compléter votre référencement avec la création d’un profil LinkedIn.

Sur tous ces supports, soignez votre image. Votre profil doit être complet, illustré d’une photo récente et professionnelle, vos informations et vos horaires seront renseignés et à jour.

 

Sortez du lot et affirmez votre légitimité

Référencer votre propre site Internet sera long et coûteux. En revanche, vous pouvez rapidement émerger sur la toile en rédigeant des articles de fond. Vous les publierez sur différents sites qui seront consultés par les justiciables (et quelques confrères et consœurs) en recherche de conseils : Village de la Justice, JuriTravail, le site du CNB…

Ces médias ont l’avantage d’être gratuits. Grâce à votre profil LinkedIn, vous relaierez facilement vos publications pour atteindre davantage de monde. Evitez bien évidement le « contenu dupliqué » qui vous pénaliserait en termes de référencement : ne publiez chaque article que sur un seul site.

La réputation d’un avocat s’effectue aussi en ligne : n’hésitez pas à solliciter vos clients afin qu’ils laissent un avis positif notamment sur votre page Google.

A ce stade, si vous souhaitez créer un site Internet, un site vitrine suffit amplement. Il s’agit d’une à deux pages, comportant votre présentation et les moyens de vous contacter.

 

Gagner de nouveaux clients sur Internet

Vous souhaitez accélérer votre développement ? Je vous livre d’autres astuces, à adapter à votre activité bien sûr, selon le temps et les moyens que vous pouvez y consacrer.

D’abord, il peut être intéressant d’enrichir le contenu de votre site internet : plus de pages, avec plus de détails sur vos domaines d’activité. C’est également le bon moment d’investir dans de la publicité ciblée à partir de mots clés sur les moteurs de recherches (campagne « adwords »).

L’envoi d’une lettre d’actualité à vos clients peut crédibiliser encore davantage votre cabinet. Afin de gagner du temps, celle-ci peut reprendre le contenu de vos derniers articles en les adaptant à vos contacts.

 

Se faire connaître en dehors d’Internet : « qui sort s’en sort »

Tout ne se joue pas sur le net et heureusement. Il est important d’investir « hors ligne », pour faire des rencontres, développer votre réputation et gagner de nouveaux clients.

Inscrivez-vous à des permanences d’accès au droit, pour aller à la rencontre de vos clients. Rejoignez des réseaux professionnels qui vous correspondent et qui créeront de nouvelles occasions. Rencontrez des entrepreneurs, des responsables associatifs ou politiques, selon le droit que vous exercez.

Si vous aimez transmettre, donnez des cours à la faculté. Votre vision concrète du droit pourra aider plus d’un étudiant à appréhender des matières parfois hermétiques. La préparation des cours vous stimulera intellectuellement. Et comme parfois, en donnant, on reçoit, vous n’êtes pas à l’abri de faire de belles rencontres, pourquoi pas de futurs stagiaires/collaborateurs ou de futurs professionnels qui auront besoin de vos services…

Enfin, ne négligez pas les rencontres entre confrères, car l’entraide pourra s’avérer un atout dans bien des circonstances.

A propos de l'auteur

avocat entrepreneur

Présentation et introduction de Maître Chloé Schmidt-Sarels.

Diplômée du CAPA en 2012, je ne souhaitais pas du tout exercer en tant qu’avocate. J’ai donc démarré ma carrière professionnelle en tant que responsable juridique d’une start-up.

Après une expérience très enrichissante un besoin d’autonomie et une certaine nostalgie pour le droit public m’ont amenée à m’installer en tant qu’avocate libérale.

blog3

La communication chez l’Avocat 1/2 – Se différencier

La communication chez l’Avocat 1/2 – Se différencier

Comme vous le savez, depuis 2014, l’avocat a le droit de communiquer. Si cette communication est autorisée, elle est malgré tout strictement encadrée par les textes. Cela nous vous empêchera heureusement pas de communiquer de différentes manières pour faire connaitre votre message (nous y reviendrons dans un prochain article).

Aujourd’hui, dans le brouhaha général, et quel que soit le marché que vous avez choisi, il y a fort à parier que vos prospects n’auront que l’embarras du choix. Vous devez donc mettre au point un message qui attire leur attention : seule manière d’être celle ou celui qu’ils choisiront.

Se différencier pour exister 

Comme expliqué précédemment (ndlr article 2), vous présenter comme « un avocat en droit de la famille », comme « un avocat en droit administratif » ou exerçant en « droit du travail » est un bon début. Cela ne suffira malheureusement pas à vous permettre d’émerger. Il est important de construire un message distinctif pour être rapidement remarqué et identifié.

Un avocat en droit social peut ainsi se placer comme défenseur des salariés ou, au contraire,  défenseur des employeurs. Un avocat en droit de la famille peut communiquer sur un aspect particulier (divorces internationaux…). L’avocat en droit pénal peut évidemment se présenter comme avocat de la défense ou de la partie civile. Quant au droit des affaires, il offre la possibilité de présenter une offre circonscrite comme la propriété intellectuelle, les entreprises en difficultés ou par exemple encore le droit pénal des affaires. Cherchez bien, tous les domaines du droit se prêtent à cet exercice de ciblage.

En fonction du marché que vous avez ciblé, il peut être pertinent de renforcer vos compétences en les adaptant. Forte d’un DU de droit rural, j’ai ainsi pu pratiquer un droit de l’urbanisme davantage tourné vers le monde agricole. A titre personnel, si ma volonté n’a jamais été d’exercer uniquement en droit rural, mon installation dans une zone proche de la campagne m’a conduite à me perfectionner dans cette matière.

Simplifier et rendre accessible son message

Pour être compris et percutant, veillez à présenter votre message dans l’intérêt de celles et ceux pour qui vous agirez. Pour simplifier votre message, demandez-vous comment vous présenteriez votre activité à vos parents (ou à vos enfants). Diriez-vous que vous que vous êtes « un avocat spécialiste du droit du travail côté salariés » ou « un avocat qui défend les salariés dans leurs conflits avec leurs employeurs » ? Pénaliste, vous pouvez dire que vous accompagnez les parties civiles depuis le dépôt de plainte jusqu’à l’exécution du jugement. Intervenant en propriété intellectuelle, que vous aidez les entreprises à protéger leurs marques etc.

Vous présentez sera d’autant plus facile que vous aurez bien réfléchi à votre offre, vos compétences et vos motivations (cf. articles 1 & 2). Cette présentation découle des précédentes étapes exposées (définition sommaire de votre offre, confrontation au marché, affinage de votre offre, qui devient « remarquable »).

Si vous souhaitez devenir un expert du marketing remarquable et « disruptif », je vous invite à découvrir la vision du marketing de Seth Godin, l’auteur de « La Vache Pourpre » https://www.conseilsmarketing.com/referencement/critique-du-livre-the-purple-cow-de-seth-godin/.

Avocat de formation, vous avez sûrement l’impression que mes conseils sont bien trop éloignés de vos préoccupations. Il est vrai que Seth Godin a inspiré beaucoup plus de start-upper que de ténors des barreaux. Vous êtes sûrement sceptique ou inquiet. Pas de panique ! Il est on ne peut plus normal d’avoir peur! Ne vous inquiétez pas, une offre qui rate sa cible sera aisée à changer et à peu de frais. Et si vous ratez, pas de problème. Avant de réussir, Thomas Edison n’a jamais échoué mais « a trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnaient pas ». L’avantage de notre métier intellectuel et immatériel est que nous n’avons pas à investir dans une nouvelle machine ou à créer un produit manufacturé qui a nécessité 3 ans de recherches et développement. Testez votre offre et vous verrez !

De plus, rien ne vous empêchera, au moins dans un premier temps, de continuer à exercer dans d’autres domaines que ceux que vous aurez mis en avant. Mais ce « ciblage » vous permettra d’impulser à votre cabinet une dynamique, une couleur, en un mot : une signature. Il s’agira ensuite d’utiliser un maximum de leviers de communication pour faire connaître cette signature.

A propos de l’auteure

avocat entrepreneur

Présentation et introduction de Maître Chloé Schmidt-Sarels.

Diplômée du CAPA en 2012, je ne souhaitais pas du tout exercer en tant qu’avocate. J’ai donc démarré ma carrière professionnelle en tant que responsable juridique d’une start-up.

Après une expérience très enrichissante un besoin d’autonomie et une certaine nostalgie pour le droit public m’ont amenée à m’installer en tant qu’avocate libérale.

Sans titre (16)

[#SERIE] Profession : Avocat Entrepreneur #2

Profession : Avocat Entrepreneur – Adapter son offre à la demande – #2

Vous avez décidé de vous installer et souhaitez devenir un avocat identifié voire reconnu dans votre matière de prédilection. Comme expliqué précédemment, vous avez tout intérêt à vous consacrer à une des branches du droit qui vous correspond le mieux.

Hélas, pour développer de façon réussie son activité, il ne suffit pas de pratiquer le droit que l’on aime. Faut-il encore qu’il y ait une demande suffisante pour vous faire vivre. Un brillant commercial parviendra peut-être à vendre de la glace à des esquimaux, s’il n’y a pas de marché un entrepreneur aura du mal à survivre. Le principal facteur d’échec des start-up serait d’ailleurs l’absence de marché (dans 42% des cas, selon une étude CB insight).

Ainsi, en tant qu’avocat-entrepreneur, vous devez vous aussi vous poser la question du marché. C’est à dire de savoir si vos compétences peuvent répondre à des besoins clairement identifiés. Si vous confirmez qu’il existe un marché suffisamment large pour vous faire vivre, vous devrez ensuite estimer votre capacité à émerger sur ce marché.

Identifiez les besoins et le nombre de demandes potentielles dans votre branche et votre zone de chalandise

Pas besoin de vous convaincre du développement de certaines branches du droit et du phénomène de judiciarisation de la société.

Il existe des techniques simples de dimensionnement de marché (« Market sizing ») que vous pourrez adapter à n’importe quelle branche du droit. Ainsi, il est facile d’estimer certains besoins en droit des personnes.  Nul besoin de consulter les statistiques pour se douter que la demande d’avocat en droit de la famille est là. Si vous le souhaitez, vous pourrez définir le marché du droit de la famille (nombre de recours potentiels à un avocat) en consultant des données publiques comme le nombre de naissance, la divorcialité… Un avocat spécialisé dans la défense des victimes d’accidents de la route pourra lui aussi rapidement recenser le nombre d’accidents annuels et les victimes potentielles.

Le travail de l’avocat étant loin d’être dématérialisé, il est important d’estimer votre marché en fonction de votre zone géographique et de prévoir d’adapter votre offre à votre environnement.

En effet, la plupart du temps, le lieu d’implantation de votre cabinet importera beaucoup: un avocat en droit des affaires installé en dehors d’une grande métropole ne rencontrera logiquement pas la clientèle à laquelle il aspire. En revanche, si votre volonté est de pratiquer le droit des personnes, une installation au sein d’un désert judiciaire vous permettra d’attirer facilement une clientèle de proximité.

Si votre implantation principale ne vous permet de capter un marché assez large, l’ouverture d’un cabinet secondaire dans un endroit stratégique peut se révéler judicieuse: proche du littoral en droit maritime, dans une région frontalière en droit international/européen etc.

Une offre ni trop large

Pour être rapidement à l’aise et émerger à moyen/long-terme, il est important de vous consacrer rapidement à une branche du droit. En effet, l’avocat généraliste risque de subir sa clientèle et de devoir réinventer la roue à chaque dossier.

A mon sens, la pratique de plus de 3 domaines très différents (comme le sont : famille, pénal, travail) risque de vous fondre dans la masse des avocats de votre barreau. Mais surtout cela ne vous permettra d’acquérir les réflexes nécessaires à un traitement efficace des dossiers. S’il est d’usage de consulter régulièrement un médecin généraliste qui vous orientera vers un spécialiste, vous ne pourrez vous constituer une clientèle prête à vous consulter (de manière rémunérée) pour chaque question juridique. Tout au mieux, vous risquez de concurrencer en vain les assistances juridiques de vos clients.

Je vous encourage à définir votre offre à partir des 26 spécialités établies par le conseil national des barreaux peut se révéler judicieux et pas trop compliqué.

ni trop restreinte

S’il est important de proposer une offre relativement restreinte pour qu’elle soit claire, il ne faut en revanche pas s’enfermer dans une pratique trop étroite du droit, surtout au commencement.

En démarrant sans clientèle, il vous sera probablement difficile de survivre en ne vous concentrant que sur une seule matière. Celle-ci risque soit de ne pas rencontrer un public suffisamment large soit par manque de besoin (ex : droit des beaux-parents, litiges mitoyenneté, assistance de prévenus de nationalité géorgienne…) soit, dans des domaines de niche, par manque de notoriété du cabinet. Dans ce dernier cas, une offre trop limitante apparaît peu compatible avec une petite structure débutante, les cabinets de niche ayant pu prospérer grâce à une expérience suffisante (ex : TVA, épargne salariale, sociétés agricoles…).

Une fois votre offre définie suffisamment, l’enjeu est alors de la diffuser à vos clients potentiels. En d’autres termes, de bien communiquer ! Ce sera l’objet de mon prochain article.

A propos de l’auteure

avocat entrepreneur

Présentation et introduction de Maître Chloé Schmidt-Sarels.

Diplômée du CAPA en 2012, je ne souhaitais pas du tout exercer en tant qu’avocate. J’ai donc démarré ma carrière professionnelle en tant que responsable juridique d’une start-up.

Après une expérience très enrichissante un besoin d’autonomie et une certaine nostalgie pour le droit public m’ont amenée à m’installer en tant qu’avocate libérale.

Sans titre (15)

[#SERIE] Profession : Avocat Entrepreneur #1

Profession : Avocat Entrepreneur – La définition de son offre – #1

A l’occasion d’une série de plusieurs articles, Maître Chloé Schmidt-Sarels, utilisatrice de Jarvis Legal, nous raconte sa vision de l’avocat, entrepreneur avant tout. 

avocat entrepreneur

Présentation et introduction de Maître Chloé Schmidt-Sarels.

Diplômée du CAPA en 2012, je ne souhaitais pas du tout exercer en tant qu’avocate. J’ai donc démarré ma carrière professionnelle en tant que responsable juridique d’une start-up.

Après une expérience très enrichissante un besoin d’autonomie et une certaine nostalgie pour le droit public m’ont amenée à m’installer en tant qu’avocate libérale.

Mais que faire ? N’étant jamais passée par la case collaboration, j’ai malgré tout eu cette idée folle de m’installer directement à mon compte.

Les quelques stages que j’avais effectués lors de mes études à Paris étaient bien éloignés de ce qui m’attendait en tant que néo avocate dans une ville que l’on pouvait qualifier de désert judiciaire et au sein d’un tout petit barreau (100 avocats soit 300 fois moins qu’à Paris : un autre monde !).

Pas d’expérience, pas de clientèle, pas de réseau : allais-je faire partie de ces avocats qui raccrochent la robe au bout d’un an ?

Pour m’en sortir, j’ai forcément du sortir les rames et adopter en quelque sorte une démarche entrepreneuriale.

Même si cela tend à changer, je regrette que ce qualificatif d’entrepreneur ne soit pas forcément dans l’ADN de notre profession.

Il semblerait cependant que ce soit l’un des secrets de la réussite de nos confrères et consoeurs aînés. C’est ainsi que Corinne Lepage a répondu à un journaliste qui lui demandait s’il fallait gérer son cabinet d’avocat comme un chef d’entreprise, qu’elle ne savait « pas comment font ceux qui ne le font pas ».

Cette phrase m’a fait tilt et m’a un peu guidée.

C’est pourquoi, je suis heureuse de pouvoir partager mon expérience en tant qu’avocate entrepreneuse.

Je vous propose donc une série d’articles qui j’espère vous permettront de réussir votre installation, que vous ayez été ou non collaborateur.

Je vous partagerai donc mes états d’âmes et mon état d’esprit , la manière dont j’ai défini mon offre, les leviers de communication, les outils de gestion qui me facilitent le quotidien et la manière dont je gère la partie finances et administrative.

Définir son offre, la première étape indispensable. 

« Tu verras, ce seront les clients qui te choisiront », « Tu vas être obligée de prendre tous les dossiers qui viennent ». Voilà les propos bienveillants et/ou inquiets que des confrères m’ont tenus.

Malgré ma faible expérience, je savais pourquoi j’avais fait du droit. Je savais aussi ce que je ne pouvais et surtout ne voulais pas faire. Il était pour moi hors de question de m’orienter vers les droits pénal, commercial, travail.

Je ne m’étais pas installée en tant qu’indépendante pour que mes clients me dictent mes choix.

Je me suis donc dit que je ferai tout pour que les dossiers traités me correspondent et que mon activité ne soit pas modelée par mes clients mais modelée par moi, au service de mes clients. J’ai donc décidé, étape par étape.

Les premières questions à se poser sont : « qui suis-je et qu’est-ce qui m’anime ? quelle est ma formation initiale ? ».

Qui suis-je ? Qu’est-ce qui m’anime ?

L’idée d’exercer en droit de l’urbanisme et de l’environnement s’est rapidement imposée à moi.

Peu avant mon installation dans cette petite ville située en zone semi-rurale en proie à une urbanisation massive, j’avais eu une prise de conscience écologique forte et opéré un virage (presque) zéro déchet dans mon quotidien.

En tant qu’avocats, dans tous les domaines, nous avons cette chance de pouvoir nous mettre parfois au service de causes (ou de personnes) qui vont donner davantage de sens à notre métier.

Chacun d’entre nous a forcément quelque chose qui lui tient à coeur et qui pourrait imprimer une couleur particulière à au moins une partie de son activité en lui permettant de se différencier. Au passage, cette cohérence est un bon moyen pour être plus heureux au quotidien et plus efficace 🙂

Quelle est ma formation initiale ? Dois-je approfondir certains aspects ?

Jusqu’au master, nous sommes tous généralistes. Nous nous spécialisons un peu lors du master. De toute évidence, ma formation en droit administratif général, suivie 6 ans auparavant, ne suffirait pas à me permettre d’exercer en droit de l’urbanisme et de l’environnement.

Dès mon installation, j’ai donc décidé de me former en droit rural en passant un diplôme universitaire puis d’aller plus loin en suivant un deuxième master 2 en droit de l’urbanisme et de l’environnement.

Ces formations m’ont donné confiance en moi, m’ont ouvert de nombreuses portes et m’ont fait rencontré des personnes formidables.

Différenciez-vous

Une offre précise et spécialisée vous distingue. Elle vous rassurera autant qu’elle rassurera le client.

Le temps des avocats généralistes est révolu. La concurrence accrue et la technicité croissante de nombreuses matières ne le permettent tout simplement plus.  N’oublions pas que les dossiers que nous acceptions engagent notre crédibilité et notre responsabilité vis-à-vis du client.

Une fois la « dominante » définie pour l’activité de votre cabinet, allez plus loin, détaillez-la : par type de dossier (conseil ou contentieux), par type de clients (entreprises, particuliers, collectivités, associations…).

Nous avons la chance d’être indépendants. Profitons de cette chance pour choisir le domaine qui nous correspond le plus et qui nous anime.

Evidemment, il s’agira ensuite de s’assurer que votre envie réponde à une demande ou à besoin! J’en parlerai dans mon prochain article.

logiciel avocat teletravail

Avocat et télétravail ? Oui c’est possible mais pas n’importe comment !

Télétravail et Avocat, compatible et plus si affinité.  

Il y a encore quelques mois, avocat et télétravail n’étaient pas deux mots que l’on pensait à associer. Un avocat travaille dans son Cabinet, petit ou grand peu importe, il est au bureau. Pourtant, depuis le mois de mars, la crise du Covid19 a mis en évidence une pratique déjà en vigueur chez une majorité d’avocats qui télétravaillaient sans le savoir en traitant leur dossier bien souvent le soir, le week-end ou très tôt le matin et ce, depuis chez eux, sans logiciel avocat pour les aider.

Le télétravail, moins contraint que dans d’autres professions, commence ainsi maintenant à recueillir une adhésion de plus en plus massive des avocats, à commencer par les plus jeunes d’entre eux. Deux raisons à ce glissement déjà  perceptible avant le mois de mars et a fortiori depuis : une vie personnelle d’une part déjà fortement digitalisée ; un équilibre vie personnelle/vie professionnelle plus précaire.

Selon un sondage réalisé par nos équipes cet été, 75 % des avocats envisagent la mise en place du travail au sein de leur cabinet dans les prochains mois et pour 25 % d’entre eux pour une durée supérieure à 2 jours par semaine.

Mais, qui dit travail à distance, dit adaptation de ses outils de travail.

Un ordinateur portable certes, mais également le recours à des nouveaux outils de communication, de partage de l’information. Bien entendu, dans ce domaine, des outils grands publics existent d’ores et déjà : WhatsApp pour des échanges rapides avec ses clients, le recours au drive pour enregistrer et échanger ses documents, la visioconférence pour pallier l’absence de réunion en « présentiel » (Zoom, Skype, etc…).

Oui mais quid de la sécurité des données et du respect du RGPD concernant ces outils accessibles à tous ? Un outil propre aux avocats ne serait-il pas plus adapté et plus sécurisant ? Un seul outil « multi-tâches » ne serait-il pas plus facile d’utilisation ? Sans parler du gain de temps et d’une plus grande facilité d’organisation et donc de gestion du temps de travail…

La vision du travail à distance par Jarvis

Jarvis a anticipé l’ensemble de ces questions pour accompagner au mieux la profession et la sécuriser dans cette nouvelle façon de travailler. Une nouvelle façon de travailler de n’importe quel endroit comme si vous étiez à votre Cabinet.

Comment ? De la façon la plus simple qu’il soit grâce à ses solutions full web. Mieux. Vous pouvez également désormais travailler en local hors connexion internet grâce à la Jarvis box. Dès que vous retrouvez une connexion, l’ensemble des données se synchronisent avec votre cloud.

Jarvis c’est enfin également un outil sécurisé de visioconférence pour garantir la confidentialité de vos échanges avec vos clients faisant ainsi de son offre une offre complète regroupant ainsi en un seul outil tous les usages du travail à distance.

Et parce que l’humain reste au cœur de nos préoccupations, voire encore plus en ces temps de « tout dématérialisé », et qu’il est pour nous important de maintenir une forme de relationnelle au cœur de notre métier et du vôtre, Jarvis, c’est aussi et avant tout une équipe qui reste à votre écoute pour vous accompagner au mieux dans cette nouvelle transition et façon de travailler.

C’est l’utilisation de l’ensemble de ses fonctionnalités autour d’une équipe à votre service qui font de Jarvis un pionnier du cabinet virtuel.

Voilà la recette « Jarvis » pour favoriser l’équilibre vie personnelle et professionnelle, pour limiter les risques sanitaires et pour un gain de temps et une fatigue en baisse (déplacements, etc…).