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Débat – Le médiateur, nouveau meilleur ami de l’avocat ?

Avocat médiateur – La médiation par l’avocat. Même si les derniers chiffres sont encourageants, les avocats ont encore parfois du mal à avoir le réflexe médiation. Pourtant, ils doivent faire partie intégrante du processus pour le plein essor de ce mode alternatif au contentieux judiciaire qui a de nombreux atouts depuis longtemps maintenant avérés, parmi lesquels gain de temps, confidentialité, maîtrise des coûts et pacification consensuelle des litiges. Retour sur deux acteurs phares dans la résolution des conflits.

L’avocat médiateur, au cœur d’un processus amiable alternatif de règlement des conflits

Qu’elle soit judiciaire ou conventionnelle, la médiation et l’avocat médiateur reste une possibilité ouverte aux parties de trouver une solution à la résolution de leur conflit en amont du contentieux et, lorsque la justice est déjà saisie, de constituer une option complémentaire au juge susceptible de permettre aux parties de trouver elles-mêmes une issue au litige. Les avantages sont bien connus : pacification du conflit essentiellement ; et résolution (rapide et moins onéreuse, 8 000 € en moyenne à partager entre les parties) du litige si elle aboutit.

Pour rappel, la médiation judiciaire, instituée par la loi n° 95-125 du 8 février 1995, a été insérée par le décret n° 96-652 du 22 juillet 1996 dans le nouveau Code de procédure civile, sous les articles 131-1 et suivants qui la régissent. Depuis lors, les gouvernements n’ont eu de cesse d’en faire la promotion, récemment encore par la loi de programmation de la justice 2018-2022.

En effet, les avantages de la médiation sont nombreux. Le principal ? Rétablir la communication entre les parties et faire en sorte qu’elles trouvent un terrain d’entente en amont du procès. Attention, ce n’est pas a l’avocat médiateur de trouver la solution mais aux parties en conflit. Ce dernier doit simplement s’assurer que l’accord est de bonne foi et qu’il reflète la volonté des parties. L’accord de médiation n’est d’ailleurs pas rédigé par le médiateur mais par les parties ou leurs avocats. Et si aucun accord n’est trouvé, le médiateur informe simplement le juge de ce que les parties ne sont pas arrivées à s’entendre.

Finalement, l’avantage de la médiation avec un avocat, on le voit bien, est de trouver un terrain d’entre entre deux parties en conflit, en amont d’un procès, sous l’œil neutre d’une tierce personne, qui ne privilégiera aucune des parties. C’est également un processus rapide, puisque, sauf exception, un délai de 3 mois maximum doit être respecté. Les dernières statistiques montrent à cet égard qu’en moyenne 70 % des dossiers aboutissent à un accord, au terme d’une quinzaine d’heures.

Le rôle de l’avocat médiateur dans la médiation

La médiation et surtout la perception de la médiation par les avocats a fortement évolué ces dernières années. La preuve : de nombreux barreaux ont aujourd’hui leurs propres centres de médiation et ces centres ont généralement passé avec les juridictions des conventions facilitant la mise en place des médiations. Cette formation n’est logiquement pas sans conséquences sur le recours à la médiation, mieux formé, l’avocat y concède plus facilement et en maîtrise mieux le processus, de l’opportunité d’y recourir à la conclusion de l’accord en passant par tout le processus de médiation auquel il est forcément associé. Et les chiffres s’en ressentent puisque 68 % des avocats reconnaissent la pratiquer*. Et indice des faveurs de la médiation, certains avocats y voient aujourd’hui un potentiel de développement de leur activité professionnelle*.

Aussi, on le voit bien, le rôle de l’avocat est ici majeur dans la résolution en amont du litige : il doit non seulement informer son client de l’intérêt de la médiation en amont du procès, mais il s’en trouve ainsi également associé. Ceci n’est pas anecdotique : des statistiques ont montré qu’une médiation avec la présence des avocats des parties concernées avait 70 % de chances d’aboutir, contre 30 % pour celle l’excluant.

Informer, soutenir son client, l’avocat doit enfin concourir à la rédaction du protocole d’accord. Là encore, son rôle n’est pas anodin. C’est en effet le seul à même de garantir que les parties ont conclu l’accord en pleine connaissance de leurs droits.

Et si tout le monde s’entendait ?

La médiation n’est pas l’apanage du juge, de l’avocat, ni même du médiateur. Elle doit au contraire être la révélation et l’aboutissement d’un travail collectif. Pris isolément, elle ne présente qu’un intérêt limité, en revanche, elle s’avèrera terriblement efficace si les différents protagonistes travaillent de concert. Le chef d’orchestre est ici sans nul doute le magistrat, il ne faut pas oublier non plus les greffiers, qui sont en contact direct avec les justiciables, peut-être plus que nul autre même. Le rôle de l’avocat on l’a vu est également déterminant. Enfin, évidemment, une médiation aura plus de chances d’aboutir avec un médiateur qualifié et garant d’un juste équilibre. Là encore, les choses évoluent, puisque qu’aujourd’hui 51 % des médiateurs désignés sont issus des professions juridiques contre 49 % issu du monde de l’entreprise.

* Enquête sur les Avocats et la Médiation 2020, Village de la Justice. Précision étant faite que les pourcentages ici avancés correspondent au pourcentage de répondants.

logiciel cabinet avocat

Un logiciel de gestion de cabinet pour performer.

Le logiciel gestion cabinet, la solution parfaite pour les cabinets qui veulent performer.

Le logiciel gestion cabinet serait-il la solution pour maintenir la compétitivité même en temps de crise ? 

Nous pouvons déjà affirmer que la période COVID a mis en lumière la nécessité de ne pas compter que sur la “présence physique” au bureau. Mais au delà de cet événement conjoncturel, il semble que les avocats et les juristes en général, galvanisés par la concurrence des legaltech, connaissent eux-même une mutation en voulant se doter d’outils numériques pour travailler plus efficacement.

Peut-on dire qu’une page se tourne ? Oui, c’est inéluctable. Toutes les professions sont touchées et le monde juridique ne fait pas exception à la règle.

Le changement prendra du temps et ceux qui auront pris le train de la digitalisation auront déjà de l’avance par rapport aux autres. Point de révolution mais une mutation des moeurs viendra peu à peu bouleverser l’organisation des cabinets.

Pourquoi opposer tradition et technologie ? Et si l’un servait à l’autre ? Et s’il était possible d’offrir un outil capable de rendre les praticiens plus performants ?

Le logiciel gestion cabinet, un atout majeur pour du télétravail efficace

Comment travailler sereinement lorsque tous les dossiers clients sont en partie papier et en partie numérique ? Ou bien classés selon la seule logique d’un collaborateur ? Jusqu’à présent, la majorité des cabinets trouvent une organisation artisanale qui fonctionne. Mais quid de l’efficacité et du risque d’erreur ?

Or, une solution de gestion cabinet en ligne rassemble au même endroit les dossiers. Il intègre aussi des moyens de communication pour appeler clients et collaborateurs. Toutes ces fonctionnalités se retrouvent sur une seule et même interface.

Il crée un environnement de travail transportable, accessible à tous, depuis n’importe où, sur ordinateur, tablette ou smartphone. Bien évidemment, l’environnement d’hébergement est sécurisé pour éviter toute intrusion tierce. Les équipes travaillent  chez eux aussi bien que s’ils étaient au bureau, avec en prime un meilleur équilibre vie professionnelle/vie personnelle. 

En effet, le télétravail est un levier de productivité chez beaucoup de salariés. Là aussi, l’avocature est dans la mouvance. Selon une étude menée chez Jarvis, 75 % des avocats envisagent la mise en place du travail au sein de leur cabinet dans les prochains mois et pour 25 % d’entre eux pour une durée supérieure à 2 jours par semaine. Les praticiens ont donc tout intérêt à anticiper cette vague de fond qui arrive.

Un changement de process pour une meilleure collaboration ?

Bien sûr, intégrer un logiciel au sein de la structure va rebattre quelques cartes en terme d’organisation. Tous les collaborateurs devront prendre en main l’outil qui finira par  faire partie de leur routine quotidienne.

L’avantage ? Sur un dossier donné, toutes les informations seront classées et centralisées. Et chaque intervenant aura le même niveau de connaissances. Mais, les relations humaines restent essentielles puisque la visioconférence, le tchat et les notifications  intégrés permettent de rester connecté et de ne rien oublier.

Un logiciel gestion cabinet performant est comme un cabinet virtuel mais en plus efficient. Il améliore le travail conjoint dans la réflexion ou la rédaction de documents juridiques, rationalise les tâches  et évite les retards inhérents à une organisation bancale. Ainsi les agendas sont synchronisés et chacun sait exactement ce qu’il a à faire, et en combien de temps.

Avec une vision à 360°, les associés ont la main sur la conduite de leur entreprise et en cas de difficulté sur une affaire, se rendent compte rapidement de la nécessité de déplacer des collaborateurs en renfort. Ces derniers seront à même de prendre facilement le train en route puisque toutes les informations seront déjà à leur disposition via l’interface.

L’automatisation et le numérique pour un travail encore plus qualitatif !

Parmi les tâches chronophages, il y a la recherche des modèles de documents, le remplissage manuel des mentions répétitives, la mise en forme d’une facture, la récupération d’éléments auprès du client. 

Ces tâches sont certes indispensables mais la valeur ajoutée pour le cabinet est limitée. Le temps perdu estimé est d’environ 40 heures par mois pour du travail annexe qui ralentit la qualité d’intervention et de conseil.

Nous en sommes certains, le logiciel de gestion contribue à l’excellence d’un cabinet. D’une part, il automatise les actions qui ne requièrent pas d’expertise et libère donc du temps pour des missions avec une réelle plus-value. D’autre part, il propose sur un espace commun des documents mis à jour pour que chacun travaille sur la même base. Enfin, il aide l’équipe à collaborer harmonieusement sur un seul et unique document. Cela évite ainsi les erreurs de versions dues à des allers/retours par mail.

L’automatisation des process dispense l’équipe des tâches rébarbatives et à fortiori leur font gagner du temps. La numérisation des outils de travail permet quant à elle d’améliorer la qualité du conseil.

Le logiciel gestion cabinet pour performer comme une entreprise

Les avocats pensent-ils à leur stratégie business ? Avant l’actuelle digitalisation, peu d’entre eux considéraient leur cabinet comme une vraie entreprise. Encore aujourd’hui, ils pensent aux honoraires mais omettent de mettre en place une stratégie génératrice de croissance.

Or, une solution digitale telle que décrite ci-dessus donne une vue d’ensemble sur l’état de santé du cabinet. C’est finalement un tableau de bord qui recense tous les dossiers en cours, le temps passé sur chacun d’entre eux, la charge de travail, les dossiers clôturés, le taux horaire moyen facturé, les facturations en cours, les impayés, la rentabilité pour chaque affaire. 

Le meilleur logiciel gestion cabinet saura synthétiser tous ces indicateurs afin que les associés puissent prendre des mesures correctives (comme récupérer les impayés qui représentent un trou de 30% dans la trésorerie) ou mener des actions stratégiques (privilégier tel dossier au lieu d’un autre qui demande plus de ressources en temps). 

Avec des données à jour, il est facile d’analyser les atouts et les points faibles de votre entreprise et manager vos équipes. L’objectif ? Profiter de cette visibilité afin de mettre en place un plan de croissance pour votre cabinet.

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[#SERIE] Profession : Avocat Entrepreneur #2

Profession : Avocat Entrepreneur – Adapter son offre à la demande – #2

Vous avez décidé de vous installer et souhaitez devenir un avocat identifié voire reconnu dans votre matière de prédilection. Comme expliqué précédemment, vous avez tout intérêt à vous consacrer à une des branches du droit qui vous correspond le mieux.

Hélas, pour développer de façon réussie son activité, il ne suffit pas de pratiquer le droit que l’on aime. Faut-il encore qu’il y ait une demande suffisante pour vous faire vivre. Un brillant commercial parviendra peut-être à vendre de la glace à des esquimaux, s’il n’y a pas de marché un entrepreneur aura du mal à survivre. Le principal facteur d’échec des start-up serait d’ailleurs l’absence de marché (dans 42% des cas, selon une étude CB insight).

Ainsi, en tant qu’avocat-entrepreneur, vous devez vous aussi vous poser la question du marché. C’est à dire de savoir si vos compétences peuvent répondre à des besoins clairement identifiés. Si vous confirmez qu’il existe un marché suffisamment large pour vous faire vivre, vous devrez ensuite estimer votre capacité à émerger sur ce marché.

Identifiez les besoins et le nombre de demandes potentielles dans votre branche et votre zone de chalandise

Pas besoin de vous convaincre du développement de certaines branches du droit et du phénomène de judiciarisation de la société.

Il existe des techniques simples de dimensionnement de marché (“Market sizing”) que vous pourrez adapter à n’importe quelle branche du droit. Ainsi, il est facile d’estimer certains besoins en droit des personnes.  Nul besoin de consulter les statistiques pour se douter que la demande d’avocat en droit de la famille est là. Si vous le souhaitez, vous pourrez définir le marché du droit de la famille (nombre de recours potentiels à un avocat) en consultant des données publiques comme le nombre de naissance, la divorcialité… Un avocat spécialisé dans la défense des victimes d’accidents de la route pourra lui aussi rapidement recenser le nombre d’accidents annuels et les victimes potentielles.

Le travail de l’avocat étant loin d’être dématérialisé, il est important d’estimer votre marché en fonction de votre zone géographique et de prévoir d’adapter votre offre à votre environnement.

En effet, la plupart du temps, le lieu d’implantation de votre cabinet importera beaucoup: un avocat en droit des affaires installé en dehors d’une grande métropole ne rencontrera logiquement pas la clientèle à laquelle il aspire. En revanche, si votre volonté est de pratiquer le droit des personnes, une installation au sein d’un désert judiciaire vous permettra d’attirer facilement une clientèle de proximité.

Si votre implantation principale ne vous permet de capter un marché assez large, l’ouverture d’un cabinet secondaire dans un endroit stratégique peut se révéler judicieuse: proche du littoral en droit maritime, dans une région frontalière en droit international/européen etc.

Une offre ni trop large

Pour être rapidement à l’aise et émerger à moyen/long-terme, il est important de vous consacrer rapidement à une branche du droit. En effet, l’avocat généraliste risque de subir sa clientèle et de devoir réinventer la roue à chaque dossier.

A mon sens, la pratique de plus de 3 domaines très différents (comme le sont : famille, pénal, travail) risque de vous fondre dans la masse des avocats de votre barreau. Mais surtout cela ne vous permettra d’acquérir les réflexes nécessaires à un traitement efficace des dossiers. S’il est d’usage de consulter régulièrement un médecin généraliste qui vous orientera vers un spécialiste, vous ne pourrez vous constituer une clientèle prête à vous consulter (de manière rémunérée) pour chaque question juridique. Tout au mieux, vous risquez de concurrencer en vain les assistances juridiques de vos clients.

Je vous encourage à définir votre offre à partir des 26 spécialités établies par le conseil national des barreaux peut se révéler judicieux et pas trop compliqué.

ni trop restreinte

S’il est important de proposer une offre relativement restreinte pour qu’elle soit claire, il ne faut en revanche pas s’enfermer dans une pratique trop étroite du droit, surtout au commencement.

En démarrant sans clientèle, il vous sera probablement difficile de survivre en ne vous concentrant que sur une seule matière. Celle-ci risque soit de ne pas rencontrer un public suffisamment large soit par manque de besoin (ex : droit des beaux-parents, litiges mitoyenneté, assistance de prévenus de nationalité géorgienne…) soit, dans des domaines de niche, par manque de notoriété du cabinet. Dans ce dernier cas, une offre trop limitante apparaît peu compatible avec une petite structure débutante, les cabinets de niche ayant pu prospérer grâce à une expérience suffisante (ex : TVA, épargne salariale, sociétés agricoles…).

Une fois votre offre définie suffisamment, l’enjeu est alors de la diffuser à vos clients potentiels. En d’autres termes, de bien communiquer ! Ce sera l’objet de mon prochain article.

A propos de l’auteure

avocat entrepreneur

Présentation et introduction de Maître Chloé Schmidt-Sarels.

Diplômée du CAPA en 2012, je ne souhaitais pas du tout exercer en tant qu’avocate. J’ai donc démarré ma carrière professionnelle en tant que responsable juridique d’une start-up.

Après une expérience très enrichissante un besoin d’autonomie et une certaine nostalgie pour le droit public m’ont amenée à m’installer en tant qu’avocate libérale.

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[#SERIE] Profession : Avocat Entrepreneur #1

Profession : Avocat Entrepreneur – La définition de son offre – #1

A l’occasion d’une série de plusieurs articles, Maître Chloé Schmidt-Sarels, utilisatrice de Jarvis Legal, nous raconte sa vision de l’avocat, entrepreneur avant tout. 

avocat entrepreneur

Présentation et introduction de Maître Chloé Schmidt-Sarels.

Diplômée du CAPA en 2012, je ne souhaitais pas du tout exercer en tant qu’avocate. J’ai donc démarré ma carrière professionnelle en tant que responsable juridique d’une start-up.

Après une expérience très enrichissante un besoin d’autonomie et une certaine nostalgie pour le droit public m’ont amenée à m’installer en tant qu’avocate libérale.

Mais que faire ? N’étant jamais passée par la case collaboration, j’ai malgré tout eu cette idée folle de m’installer directement à mon compte.

Les quelques stages que j’avais effectués lors de mes études à Paris étaient bien éloignés de ce qui m’attendait en tant que néo avocate dans une ville que l’on pouvait qualifier de désert judiciaire et au sein d’un tout petit barreau (100 avocats soit 300 fois moins qu’à Paris : un autre monde !).

Pas d’expérience, pas de clientèle, pas de réseau : allais-je faire partie de ces avocats qui raccrochent la robe au bout d’un an ?

Pour m’en sortir, j’ai forcément du sortir les rames et adopter en quelque sorte une démarche entrepreneuriale.

Même si cela tend à changer, je regrette que ce qualificatif d’entrepreneur ne soit pas forcément dans l’ADN de notre profession.

Il semblerait cependant que ce soit l’un des secrets de la réussite de nos confrères et consoeurs aînés. C’est ainsi que Corinne Lepage a répondu à un journaliste qui lui demandait s’il fallait gérer son cabinet d’avocat comme un chef d’entreprise, qu’elle ne savait “pas comment font ceux qui ne le font pas”.

Cette phrase m’a fait tilt et m’a un peu guidée.

C’est pourquoi, je suis heureuse de pouvoir partager mon expérience en tant qu’avocate entrepreneuse.

Je vous propose donc une série d’articles qui j’espère vous permettront de réussir votre installation, que vous ayez été ou non collaborateur.

Je vous partagerai donc mes états d’âmes et mon état d’esprit , la manière dont j’ai défini mon offre, les leviers de communication, les outils de gestion qui me facilitent le quotidien et la manière dont je gère la partie finances et administrative.

Définir son offre, la première étape indispensable. 

« Tu verras, ce seront les clients qui te choisiront », « Tu vas être obligée de prendre tous les dossiers qui viennent ». Voilà les propos bienveillants et/ou inquiets que des confrères m’ont tenus.

Malgré ma faible expérience, je savais pourquoi j’avais fait du droit. Je savais aussi ce que je ne pouvais et surtout ne voulais pas faire. Il était pour moi hors de question de m’orienter vers les droits pénal, commercial, travail.

Je ne m’étais pas installée en tant qu’indépendante pour que mes clients me dictent mes choix.

Je me suis donc dit que je ferai tout pour que les dossiers traités me correspondent et que mon activité ne soit pas modelée par mes clients mais modelée par moi, au service de mes clients. J’ai donc décidé, étape par étape.

Les premières questions à se poser sont : « qui suis-je et qu’est-ce qui m’anime ? quelle est ma formation initiale ? ».

Qui suis-je ? Qu’est-ce qui m’anime ?

L’idée d’exercer en droit de l’urbanisme et de l’environnement s’est rapidement imposée à moi.

Peu avant mon installation dans cette petite ville située en zone semi-rurale en proie à une urbanisation massive, j’avais eu une prise de conscience écologique forte et opéré un virage (presque) zéro déchet dans mon quotidien.

En tant qu’avocats, dans tous les domaines, nous avons cette chance de pouvoir nous mettre parfois au service de causes (ou de personnes) qui vont donner davantage de sens à notre métier.

Chacun d’entre nous a forcément quelque chose qui lui tient à coeur et qui pourrait imprimer une couleur particulière à au moins une partie de son activité en lui permettant de se différencier. Au passage, cette cohérence est un bon moyen pour être plus heureux au quotidien et plus efficace 🙂

Quelle est ma formation initiale ? Dois-je approfondir certains aspects ?

Jusqu’au master, nous sommes tous généralistes. Nous nous spécialisons un peu lors du master. De toute évidence, ma formation en droit administratif général, suivie 6 ans auparavant, ne suffirait pas à me permettre d’exercer en droit de l’urbanisme et de l’environnement.

Dès mon installation, j’ai donc décidé de me former en droit rural en passant un diplôme universitaire puis d’aller plus loin en suivant un deuxième master 2 en droit de l’urbanisme et de l’environnement.

Ces formations m’ont donné confiance en moi, m’ont ouvert de nombreuses portes et m’ont fait rencontré des personnes formidables.

Différenciez-vous

Une offre précise et spécialisée vous distingue. Elle vous rassurera autant qu’elle rassurera le client.

Le temps des avocats généralistes est révolu. La concurrence accrue et la technicité croissante de nombreuses matières ne le permettent tout simplement plus.  N’oublions pas que les dossiers que nous acceptions engagent notre crédibilité et notre responsabilité vis-à-vis du client.

Une fois la “dominante” définie pour l’activité de votre cabinet, allez plus loin, détaillez-la : par type de dossier (conseil ou contentieux), par type de clients (entreprises, particuliers, collectivités, associations…).

Nous avons la chance d’être indépendants. Profitons de cette chance pour choisir le domaine qui nous correspond le plus et qui nous anime.

Evidemment, il s’agira ensuite de s’assurer que votre envie réponde à une demande ou à besoin! J’en parlerai dans mon prochain article.